La laïcité en image

La laïcité en image

Exposition "La laïcité en images"

Exposition collective : © Philippe Glorieux - bénéficiaires PJJ //À Propos

LA LAÏCITÉ EN IMAGES : CONTEXTE ET PRÉSENTATION

La séance de travail avec les jeunes s’est déroulée dans la première chambre civile de la cour d’appel de Pau, ayant la particularité d’être dotée d’un vitrail religieux en lien avec l’histoire du bâtiment, un rideau permettant de couvrir cette œuvre patrimoniale lors des audiences garantissant ainsi la neutralité des magistrats et des fonctionnaires dans l’exercice de leurs missions.

Une réalisation dans le cadre d’un stage de citoyenneté

Le stage de citoyenneté est une mesure judiciaire visant à proposer une réponse rapide et adaptée à l’infraction commise et à la personnalité du jeune. Il permet de rappeler au jeune ses obligations légales, les droits et devoirs qu’implique la vie en société, les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité humaine.
Le 23 février 2022 l’unité éducative de milieu ouvert (UEMO) de Pau de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a mis en œuvre la deuxième partie d’un de ces stages de citoyenneté à la cour d’appel de Pau autour de la thématique de la laïcité.
Élaboré par la référente laïcité citoyenneté de la PJJ et la coordinatrice du conseil départemental d’accès au droit des Pyrénées-Atlantiques, ce stage a été construit de manière à :

 

► Permettre à des jeunes pris en charge par l’UEMO de réfléchir au principe de laïcité, d’en comprendre les contours et la manière dont ce principe est appliqué concrètement dans la sphère publique
► Favoriser l’expression des jeunes dans le cadre d’échanges dans un lieu porteur d’histoire et de valeurs, lieu hautement symbolique pour les jeunes suivis car l’atelier s’est déroulé au sein même de l’institution judiciaire.

Après un premier temps d’échanges autour de la définition de la laïcité avec Monsieur le procureur général, puis de résolution de cas pratiques avec l’outil Génération Laïcité, l’enjeu proposé aux deux jeunes présents (anonymat pour préserver leur droit à l’image) a été de mettre en photographie leur définition de la laïcité grâce à la participation du collectif À Propos qui a mis à disposition des jeunes le matériel et la pédagogie adaptée à l’atelier.

L’exposition est pésentée au dans la Salle des Pas Perdus du Palais de Justice de pau et pour la semaine de la laïcité dans le peristyle de la mairie de Mourenx.

Le Tropique des Pyrénées

Le Tropique des Pyrénées

Exposition "Tropique des Pyrénées"

Photographies de Xavier Dumoulin

Le collectif À Propos a été lauréat de l’appel à projets

« Coopération, création et territoires » dans le cadre du contrat de la filière Arts plastiques et visuels initié par le réseau ASTRE, la DRAC et la Région Nouvelle-Aquitaine. C’est l’artiste Xavier Dumoulin et son intention sur le réchauffement climatique sur notre territoire qui a pu ainsi travailler deux ans sur ce sujet, mettant en avant la distorsion des paysages béarnais à l’aune des élévations des températures. Les partenaires impliqués dans cette  réalisation : Le Bel OrdinaireCentre d’art Image ImatgeAccès)s(EcocèneLe réseau des Médiathèques de l’agglomération de Pau Béarn Pyrénées -Direction Culture / Pôle Patrimoines culturels de l’agglomération Pau Béarn Pyrénées

L’exposition est pésentée au dans la galerie éphémère de notre partenaire, le Bel Ordianire (Billère) du 19 octobre au 27 novembre 2022 ainsi qu’en extérieure, sur l’espace du Pradeau à Gélos (proche de la passerelle). La démarche est associée à une mediation culturelle en collaboration de notre partenaire Ecocène.

La citoyenneté en 2022

La citoyenneté en 2022

Exposition " La citoyenneté en 2022"

Photographies de Christophe Delory et des élèves de 6eme du collège Pierre-Emmanuel

En partenariat avec le collège innovant, Pierre-Emmanuel, le collectif À Propos initie des résidences d’auteur depuis 2020. En articulation avec l’équipe pédagogique, l’auteur.e lauréat.e explore un thème choisi par le collectif durant l’année scolaire, élabore son propre travail artistique et accompagne les élèves dans une production photographique. Les restitutions et les tirages sont assurés par le collectif sous la surveillance de l’auteur sur papier d’art certifié digigraphique sur une Epson SC9000. Les œuvres sont exposées dans dans l’amphithéâtre du collège et sont proposées aux différents espaces d’exposition du territoire.

Le sujet se place dans le prolongement de mon travail sur le Vivre ensemble (The Nordwolle, 2021) et sur les lieux de mémoire, lieux de vie (Projet BkV, 2020) réunissant portraits et architectures.
J’ai souhaité pour ce projet travailler sur ce qui faisait lien entre les citoyens. J’ai pris contact avec différentes structures paloises pour réaliser des photographies dans ce sens. J’ai pour objectif dans mon travail de créer des ponts, le travail commun est une somme d’actions individuelles. Je crois dans la valeur individuelle au service du commun. Pas de bonheur commun sans bonheur individuel. Temporellement mon travail se situe là, maintenant ; l’acceptation de la réalité en est la vertu et l’appareil photo le témoin.
Les derniers évènements nous ont rappelés que vivre ensemble est factuel.
Si l’on se place du côté des familles touchées directement par ces catastrophes, la politique, la finance et la science ont échoué. Puis les citoyens se sont mis en action, prenant soin du voisin isolé, accueillant une famille de réfugiés chez eux… l’action citoyenne a redonné espoir. Les photographies que je vous présente avec «Citoyens du patrimoine» sont remplies de cet espoir douloureux.
L’acte photographique est présent, prendre une photo c’est témoigner d’un moment précis.
Christophe André résume bien le procédé photographique de la prise de vue à l’exposition « le corps vit toujours au présent, c’est notre esprit qui vagabonde dans le temps ».
Cette résidence s’est déroulée en deux temps, deux fois deux semaines et se clôture par une restitution du travail photographique de l’auteur et de la production des élèves.
Après plusieurs échanges autour de la citoyenneté avec les élèves des deux classes de 6ème, c’est l’idée du patrimoine collectif qui a été retenue. Le collège est l’Institution, le collège est le lieu de vie et d’apprentissages des élèves, les élèves se construisent aussi ici, ils sont l’individu dans le collectif…le collège est le patrimoine collectif des élèves.
Lors de la première session (mars) il a été demandé aux élèves, en équipe, de photographier les quatre points cardinaux du bâtiment, depuis l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. Ils se sont retrouvés avec une quantité énorme de photographies, ils ont dû alors échanger entre eux et opérer des choix pour sélectionner des images.
Pendant la deuxième session (mai), les élèves ont travaillé, toujours en équipe, à la chambre photographique. Photographier en argentique avec une chambre grand format est une véritable école du regard. Les possibilités irremplaçables qu’offrent les mouvements pour contrôler la profondeur de champ et les perspectives permettent de comprendre comment on crée une image. Utiliser des appareils de ce type permet aux élèves d’apprendre à concevoir et prévisualiser leurs images. Le photographe à la chambre doit « voir » les images sans l’aide d’un viseur, il compose une image qu’il voit inverser sur son dépoli. L’inversion de l’image éloigne de la représentation au profit de la composition, de la lumière et du sens. Apprendre à prévisualiser l’image, concevoir la photographie, composer le cadre, lire les lumières, manipuler différents outils de captation d’images participent pleinement à l’éducation à l’image.

La dernière étape du travail a été  : « Comment mettre en scène nos images? Comment les liées les unes entre les autres? Couleur ou Noir & Blanc? Et pourquoi pas les mélanger? ».

Les signes de l’anthropocène

Les signes de l’anthropocène

Exposition "Les signes de l'anthropocène sur nos territoires"

Photographies de Franck Morel et des élèves de 6eme du collège Pierre-Emmanuel

 Il y a 262 ans, un mécanicien écossais, James Watt, déposait le brevet de la machine à vapeur...

 

Le collectif À Propos est heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition »Les signes de l’anthropocène sur nos territoires » le jeudi 17 juin à 17h30 à l’amphithéâtre du collège innovant Pierre-Emmanuel.
Cette exposition fait suite à la résidence d’artiste initié par le collectif À Propos. Franck Morel, lauréat de l’appel à résidence, à travaillé sur le thème proposé par le collectif en expliquant sa démarche auprès de deux classes de 6eme accompagnées par leur professeur d’Arts Plastiques tout au long de l’année scolaire 2020 – 21

Cette exposition est le fruit de cette collaboration: 11 œuvres de Franck Morel de 90cm x 90cm contre collées sur dilite® et 60 photographies des élèves.

 

Moins 262 ans avant JW

Les signes de l'anthropocène sur le territoire du gave de Pau

Franck Morel, nous invite à une déambulation photographique tout au long du cours du gave de Pau, interrogeant ses riverains sur les signes de l’impact de nos sociétés sur notre environnement.

© Franck Morel/À Propos

Il y a 262 ans, un mécanicien écossais, James Watt, déposait le brevet de la machine à vapeur. Avec cette invention qui contribuera largement à la révolution industrielle, l’homme entama une nouvelle étape de son histoire. Disposant enfin d’outils capables de réaliser ses ambitions, il pu enfin démontrer toute sa force. Une puissance d’action à l’égale des grandes forces géologiques, une capacité de transformation du réel pas toujours maitrisée qui nous précipite aujourd’hui dans l’Anthropocène.

© Franck Morel/À Propos

© Franck Morel/À Propos

Une résidence initiée par le collectif À Propos en partenariat avec le collège Innovant Pierre- Emmanuel
(Pau)

© Taha – 6eme A

Propos de l’auteur

Une nouvelle ère géologique qui se caractérise par une dégradation généralisée et de plus en plus rapide des conditions de vie. Réchauffement climatique, extinction massive des espèces, acidification des océans, la liste est longue. Tous les rouages du vivant du plus petit au plus grand sont concernés, le dérèglement est massif, profond, global.

Pour autant, il n’y a pas, du moins pas encore, de rupture totale et si les indices de ces transformations sont manifestes, ils restent bien souvent éparses et peuvent, de ce fait, paraître insignifiants, sans conséquences et sans causes réelles.

Mais les signes ne trompent pas. Il suffit de se pencher quelque peu, de porter son attention sur un territoire particulier pour en avoir la confirmation. Aucun espace, aucun recoin, n’est épargné.

Le gave de Pau ne fait pas exception. Les cours d’eau sont la colonne vertébrale des paysages qu’ils traversent de part en part. Façonnant les volumes, sculptant les reliefs, ils drainent et charrient tout ce que les bassins versants ont à leur offrir : eaux de pluie, limons mais aussi pollutions diverses, plastiques, etc … Ils sont les témoins, les indicateurs de l’état de santé des territoires qu’ils irriguent.

Établir un diagnostic, une cartographie à l’instant T, d’un territoire tel que le gave de Pau montre toutefois vite ses limites lorsqu’il s’agit d’évoquer l’anthropocène. L’anthropocène est un mouvement, une dynamique avec un avant, un pendant et peut être un après. Il a besoin de points de comparaison pour être appréhender.

J’ai choisi, pour ma part, de faire appel à la mémoire des hommes et des femmes qui tentent de composer avec cet environnement qui ne cesse d’évoluer. Je me suis principalement adressé à des acteurs du milieu agricole.

L’agriculture nous rappelle sans cesse le lien définitif, indiscutable qui nous unit à nos milieux de vie. Maraîchers, éleveurs, céréaliers, tous dépendent des cycles du vivant. Les agriculteurs sont de fait en première ligne pour observer toute modification de leurs conditions de travail.

À chaque rencontre, une même question était posée : «Observez vous des changements qui influent sur vos pratiques ou sur votre quotidien ? »

Ne cherchant pas à illustrer les propos ainsi recueillis, la série photographique, produites durant la même période, de février à mai 2021, traite de problématiques plus globales mais néanmoins bien présentes sur ce territoire : l’extraction de granulats, la pollution par les plastiques, le risque industriel, l’urbanisation,…

Conçues comme les éléments d’un décor de théâtre où se joueraient une pièce aux accents dramatiques, ces images, subjectives et volontiers symboliques, nous rappellent une évidence :  après 262 ans de destruction massive, nos milieux de vie aujourd’hui exsangues ne disposeront peut être pas des capacités nécessaires pour affronter les bouleversements à venir.