Les signes de l’anthropocène

Les signes de l’anthropocène

Exposition "Les signes de l'anthropocène sur nos territoires"

Photographies de Franck Morel et des élèves de 6eme du collège Pierre-Emmanuel

 Il y a 262 ans, un mécanicien écossais, James Watt, déposait le brevet de la machine à vapeur...

 

Le collectif À Propos est heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition »Les signes de l’anthropocène sur nos territoires » le jeudi 17 juin à 17h30 à l’amphithéâtre du collège innovant Pierre-Emmanuel.
Cette exposition fait suite à la résidence d’artiste initié par le collectif À Propos. Franck Morel, lauréat de l’appel à résidence, à travaillé sur le thème proposé par le collectif en expliquant sa démarche auprès de deux classes de 6eme accompagnées par leur professeur d’Arts Plastiques tout au long de l’année scolaire 2020 – 21

Cette exposition est le fruit de cette collaboration: 11 œuvres de Franck Morel de 90cm x 90cm contre collées sur dilite® et 60 photographies des élèves.

 

Moins 262 ans avant JW

Les signes de l'anthropocène sur le territoire du gave de Pau

Franck Morel, nous invite à une déambulation photographique tout au long du cours du gave de Pau, interrogeant ses riverains sur les signes de l’impact de nos sociétés sur notre environnement.

© Franck Morel/À Propos

Il y a 262 ans, un mécanicien écossais, James Watt, déposait le brevet de la machine à vapeur. Avec cette invention qui contribuera largement à la révolution industrielle, l’homme entama une nouvelle étape de son histoire. Disposant enfin d’outils capables de réaliser ses ambitions, il pu enfin démontrer toute sa force. Une puissance d’action à l’égale des grandes forces géologiques, une capacité de transformation du réel pas toujours maitrisée qui nous précipite aujourd’hui dans l’Anthropocène.

© Franck Morel/À Propos

© Franck Morel/À Propos

Une résidence initiée par le collectif À Propos en partenariat avec le collège Innovant Pierre- Emmanuel
(Pau)

© Taha – 6eme A

Propos de l’auteur

Une nouvelle ère géologique qui se caractérise par une dégradation généralisée et de plus en plus rapide des conditions de vie. Réchauffement climatique, extinction massive des espèces, acidification des océans, la liste est longue. Tous les rouages du vivant du plus petit au plus grand sont concernés, le dérèglement est massif, profond, global.

Pour autant, il n’y a pas, du moins pas encore, de rupture totale et si les indices de ces transformations sont manifestes, ils restent bien souvent éparses et peuvent, de ce fait, paraître insignifiants, sans conséquences et sans causes réelles.

Mais les signes ne trompent pas. Il suffit de se pencher quelque peu, de porter son attention sur un territoire particulier pour en avoir la confirmation. Aucun espace, aucun recoin, n’est épargné.

Le gave de Pau ne fait pas exception. Les cours d’eau sont la colonne vertébrale des paysages qu’ils traversent de part en part. Façonnant les volumes, sculptant les reliefs, ils drainent et charrient tout ce que les bassins versants ont à leur offrir : eaux de pluie, limons mais aussi pollutions diverses, plastiques, etc … Ils sont les témoins, les indicateurs de l’état de santé des territoires qu’ils irriguent.

Établir un diagnostic, une cartographie à l’instant T, d’un territoire tel que le gave de Pau montre toutefois vite ses limites lorsqu’il s’agit d’évoquer l’anthropocène. L’anthropocène est un mouvement, une dynamique avec un avant, un pendant et peut être un après. Il a besoin de points de comparaison pour être appréhender.

J’ai choisi, pour ma part, de faire appel à la mémoire des hommes et des femmes qui tentent de composer avec cet environnement qui ne cesse d’évoluer. Je me suis principalement adressé à des acteurs du milieu agricole.

L’agriculture nous rappelle sans cesse le lien définitif, indiscutable qui nous unit à nos milieux de vie. Maraîchers, éleveurs, céréaliers, tous dépendent des cycles du vivant. Les agriculteurs sont de fait en première ligne pour observer toute modification de leurs conditions de travail.

À chaque rencontre, une même question était posée : «Observez vous des changements qui influent sur vos pratiques ou sur votre quotidien ? »

Ne cherchant pas à illustrer les propos ainsi recueillis, la série photographique, produites durant la même période, de février à mai 2021, traite de problématiques plus globales mais néanmoins bien présentes sur ce territoire : l’extraction de granulats, la pollution par les plastiques, le risque industriel, l’urbanisation,…

Conçues comme les éléments d’un décor de théâtre où se joueraient une pièce aux accents dramatiques, ces images, subjectives et volontiers symboliques, nous rappellent une évidence :  après 262 ans de destruction massive, nos milieux de vie aujourd’hui exsangues ne disposeront peut être pas des capacités nécessaires pour affronter les bouleversements à venir.

Les Soliers

Les Soliers

Les Soliers

Le solier ou poseur de revêtements de sol recouvre le sol de moquette, linoléum, sol PVC, sol caoutchouc et parquet flottant, dans différents formats : rouleaux/lés, dalles et lames, ainsi que les murs.

Continuez

Le solier ou poseur de revêtements de sol recouvre le sol de moquette, linoléum, sol PVC, sol caoutchouc et parquet flottant, dans différents formats : rouleaux/lés, dalles et lames, ainsi que les murs.

Une définition, un geste, un outil, une impression, la textualisation parfois décalée, comme dispositif associés à une image qui tente de sortir du mode descriptif, amène le corpus, c’est-à-dire les auteurs, l’institution et vous spectateurs, à une découverte ternaire par analogie.
Les élèves apprentis en CFA BTP ont été conviés à sortir d’un travail rationnel, formaté, auquel ils doivent d’habitude se conformer. Ici l’espace créatif et artistique nous permet ce pas de côté pour réfléchir aux sens, aux gestes, aux impressions du moment.

Un geste

une action une image

Atelier Hors Temps exposition Pontacq

Atelier Hors Temps exposition Pontacq

Hors Temps

Atelier et exposition à l’EHPAD  Saint-Frai à Pontacq

Lors du vernissage de l’exposition dans le couloir de l’EHPAD ©Ph. Glorieux/À Propos

Depuis que les systèmes de sécurité sociale associés aux progrès considérables de la médecine ont permis d’augmenter considérablement la durée de la vie, le vieillir s’inscrit dans le parcours de vie en questionnant la société pour une recherche des formes les plus harmonieuses, pour que la personne âgée vive cette dernière étape le mieux possible. Le parcourt, souvent contraint pour des raisons multiples, qui mène à l’EPHAD entraîne une perte des repères relationnels associée souvent à des problèmes cognitifs qui peuvent être pathologique (maladie d’Alzheimer) et nous interroge sur l’identité sociale, l’intégration, et tout simplement le « bien vieillir ».

 © Ph. Glorieux/À Propos

C’est dans une démarche artistique que Philippe Glorieux, photographe auteur du collectif À Propos se propose de sortir des illusions de la ressemblance, particulièrement accrochées dans la pratique du portrait. Montrer l’invisible dans le visible nous dit Paul Klee. Particulièrement ici, le visible est une réalité dérangeante.
Les dispositifs mis en place par le photographe explorent des pistes créatives où la démarche et le faire, plus que la finalité de l’œuvre, peuvent permettre d’éveiller, de mettre en joie, ou simplement intéresser la vieille personne pour vivre et ressentir encore ce sentiment d’existence.
Nos aînés sont des miroirs temporels, ils reflètent notre propre finitude.

//Fréquenter : avec Les Portraits shadows, le photographe-portraitiste invite les résidents à poser, les photos sont simultanément projetées sur écran. Pour mettre en valeur le sujet pour montrer sa présence, il, elle est bien là, dans un espace social et pourtant il, elle est aussi seul.e, peut-être de plus en plus. Le flou de mouvement autour du sujet, les personnes qui l’entourent, co-résidents, personnel, famille, ou qui sont seulement dans le champs, passent et avec une prise de vue lente sur pied, ce sont des images « fantômes » qui passent. L’auteur-portraitiste fera poser volontairement les personnes avec des explications sur sa démarche, le sens d’un portrait, la force d’une photo, l’intemporalité et la notion patrimoniale de la démarche, pour attirer les résidents, déclencher la curiosité.

//S’approprier : À travers le jeu Pause Photo Prose et ses 32 cartes photographiques et les choix de scène de tableaux véritable déclencheur d’émulation, de curiosité, d’attention et d’intelligence collective. Ils font appel aux qualités les plus variées : rapidité d’observation, complicité, logique, connaissances, imagination, écoute, esprit d’équipe.

//Faire : Les résidents feront les portraits avec une télécommande, qui seront aussi projetés simultanément sur écran. Avec l’atelier Scène de tableaux, les résidents ont choisi une scène de tableaux à reproduire, à rejouer. La mise en scène s’accompagne de la recherche des accessoires et des costumes.

 

Après un atelier de médiation culturelle sur la présentation de six tableaux, les résidents ont été invité à choisir un ou deux tableaux, s’organiser pour trouver costumes et accessoires pour rejouer la scène. Ici, il s’agit du tableau Le déjeuner de François Boucher 

Presse

© Ph. Glorieux/À Propos

Vagues de béton

Vagues de béton

VAGUES de BETON

Pierre-Antoine Lalaude, photographe du collectif À Propos expose sur les murs de la préfecture de Pau

Connu aussi sous le nom de Pal, Pierre-Antoine Lalaude, photographe et membre fondateur du Collectif À Propos dévoile sa spécialité sur les grilles de la préfecture de Pau. Ses œuvres où les cadrages, le fill-in savamment étudiés nous transportent dans l’univers du skate urbain.

La précision

domptée

© PAL Photographie – http://palphoto.fr/

Exposition « Indian Ashram » Fabienne Percheron

Exposition « Indian Ashram » Fabienne Percheron

Indian Ashram

La galerie L’Angle, expose le travail de la photographe auteure Fabienne Percheron, membre du collectif À Propos jusqu’au 28/07/19

Les photographies de la série associent un traitement minimaliste, à la limite du travail d’aquarelliste et de l’estampe japonaise. Ces œuvres témoignent de la réappropriation résiliente de la nature sur les traces d’une communauté. Le spectateur saura interpréter les symboles signifiants, ouvrant des portes vers d’autres mondes.

– Philippe Glorieux, médiateur du collectif À Propos

La nature comme symbole!

C’est lors d’un voyage de plusieurs mois en Inde en 2015, dans un itinéraire presque initiatique, où Fabienne Percheron alliera découverte du pays et rencontres, pratique de la méditation et yoga, que la photographie occupera pleinement cet espace de liberté et «d’ex-pression». Au retour, elle travaille ses photos et monte des expositions.

« Indian ashram » marque la fin de ce travail, et nous fait découvrir un lieu chargé d’énergie. De celui-ci Fabienne dit : « Les murs sont encore debout, parfois le toit en suspension, prêt à céder. Juché sur les hauteurs du Gange, aux portes de la jungle, un ashram abandonné. Quelques huttes de pierres dont l’arrondi des pièces semble propice à la méditation. Quelques bâtiments destinés jadis à l’hébergement des fidèles venus chercher la paix intérieure. De cette époque spirituelle émane encore aujourd’hui une énergie toute particulière».

Exposition PNEUS – ARNAUD LAUSSEN

Exposition PNEUS – ARNAUD LAUSSEN

De l'Art dans le Cambouis

Le garage associatif, PNEUS a fait appel à résidence. Arnaud Laussen, photographe d’À Propos, a posé son boitier pendant plusieurs jours décryptant cet univers mécano-humain.

Juin 2019

Continuez

Le photographe plasticien Arnaud Laussen, s’est laissé porter par l’ambiance de ce garage associatif où la réparation mécanique, même si elle est encore actuellement un besoin essentiel pour les mobilités quotidiennes et donc engendre un coût non négligeable pour beaucoup de publics, est source de chaleur humaine, de relation sociétale et d’entre-aide.

Ses photos passent des salariés de l’association, (mécanos, administratifs, bénévoles)  aux adhérents mécaniciens amateurs, en visitant les outils, symboles signifiants de la réparation dans un esthétisme naturel.

L’Humain au cœur du moteur!